Un an de pandémie

Mis à jour : avr. 5

Bonjour à toutes et à tous,

Après un long moment sans écrire, me revoici.


Il faut dire que ce début d'année 2021 n'a pas été de tout repos. Bien que rythmé par la routine bien en place depuis plusieurs années -école-boulot-dodo-repas-conservatoire- et c'est reparti, nous avons passé beaucoup de temps à essayer de comprendre.

Comprendre ce qu'il se passait à l'école et qui devenait LE frein à une année de CP positive.

On a cherché, fouiné, supposé. On a regardé les évaluations de mi-parcours. On a félicité, encouragé, entouré encore et toujours.


En vain. Le stress, les pleurs, les cris au moment de partir. Tous les jours. Les vacances d'hiver gâchées par ce stress qui prends le dessus. Les crises de constipation toujours plus intenses, et non gérées.

Et puis un matin de mars, tout s'éclaire. Tu avait tout donné. Pas toujours très simple de communiquer avec l'équipe encadrante. On se croise quelques instants, parfois pas. Nous n'échangeons parfois que des emails.

Et il y a eu, à un moment, un très grand décalage entre les attentes de l'école et ce que tu étais capable de donner à ce moment là. Les évaluations t'avaient fatiguée. Tu avais tout donné. Mais le rythme lui, continue sans ralentir. Psychomot', loco, géométrie tactile, orthoptiste.


Et puis il y à un an. Un an déjà que la pandémie liée au COVID-19 s'est invitée à la fête.

Il y a un an, après des débuts chaotiques avec la combinaison du télétravail et de l'école à la maison, je finissait par ouvrir les yeux. Sur les possibles. Sur tout ce dont Emma est capable de faire, et que je suis aussi capable de faire. Je sais reconnaître les signes physiques qui ne trompent pas. Et j'ai du dire stop. Une nouvelle fois.


S'il y a bien quelque chose à retenir, c'est que c'est à nous parents de défendre nos enfants, et de faire valoir leurs droits auprès des adultes encadrants. Nous devons toujours nous battre pour eux. Et c'est fatiguant. Ces moments me font encore une nouvelle fois douter du nombre d'années qu'il me reste à travailler à temps complet tellement le poids sur nos épaules pèse. On nous explique que ce rythme que nous trouvons trop intense est de notre fait : nous ne sommes pas disponibles en dehors. Je culpabilise. On nous rejette la faute.


J'étais fatiguée de ces trois derniers mois à courir après les réponses qui ne venaient pas. Qui ne correspondaient pas à nos attentes. C'est à nous, d'aller vers les équipes pluridisciplinaires pour signaler le retrait de l'enfant, son comportement anormal, car personne ne le fera pour nous.

Ecoutez-vous, écoutez vos enfants. Ils sont la clé.


Je vous embrasse !

Johanna



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